« Ils ont de la chance ! », « J’ai vraiment pas de chance »… Vraiment ?

« Il a toujours eu de la chance ! », « Quelle chance elle a ! », « De toute façon, moi, j’ai jamais de chance ! »… On a tous déjà entendu, voire même prononcé, ce type de paroles ! Mais est-ce vraiment vrai ? Est-ce vraiment si simple que ça ? Que se cache-t-il derrière cette notion de chance ou de malchance à laquelle nous avons parfois recours ?

 

La chance : une question d’interprétation et d’attribution

Pourquoi certains s’estiment-ils plus chanceux que d’autres ? Et pourquoi certains estiment-ils les autres toujours plus chanceux qu’eux-mêmes ? Bienvenue dans le monde de l’interprétation et de l’attribution !

L’interprétation

Nous interprétons toujours ce qui nous arrive et ce qui arrive aux autres, cela fait partie de l’être humain. Toute expérience vécue passe à travers un filtre subjectif qui nous est propre, un filtre qui a commencé à se construire depuis notre plus tendre enfance, fruit de notre tempérament, des expériences de vie que nous avons vécues et des représentations que nous avons sur nous-mêmes et sur les autres. Ce qui fait qu’une même expérience pourra être vécue, ressentie et interprétée différemment par deux personnes, car chaque personne a son filtre qui lui est propre. Ce ne sont donc pas vraiment les caractéristiques extérieures et objectives de la situation qui comptent le plus quand on vit quelque chose, mais plutôt la manière de l’interpréter.

Pour exemplifier rapidement ce que je viens de dire, prenons la photo du verre ci-dessous.

verre moitié vide moitié plein

Vous avez tous regardé la même image, le même contenant avec le même volume de liquide. La réalité objective est la même pour tout le monde. Pourtant, si je vous demandais de décrire ce verre, une partie d’entre vous me dirait probablement que c’est un verre à moitié vide, tandis que d’autres verraient un verre à moitié plein. On imagine assez facilement, derrière cette description et cette interprétation subjective, des personnes qui pourraient plus généralement se décrire comme plutôt optimistes ou pessimistes, ou des personnes qui pourraient aussi se voir comme plutôt chanceuses ou malchanceuses.

L’attribution causale

En psychologie, une des théories qui analyse et essaie d’expliquer la manière dont nous interprétons le comportement des individus (nous compris) et les expériences qui arrivent (à nous et aux autres) est la théorie de l’attribution causale. Car, comme nous le disions plus haut, nous interprétons toujours tout (les événements, les comportements, les propos…) et nous cherchons à donner du sens à tout ce qui nous entoure, tout ce qui arrive dans la vie. L’attribution causale est donc le phénomène par lequel nous inférons des causes aux événements ou aux comportements que nous observons, un phénomène qui permet de répondre à notre envie et à notre besoin de comprendre, mais qui fait aussi écho à notre envie ou notre besoin de maîtriser et de contrôler ce(ux) qui nous entoure et ce qui nous arrive.

Selon Fritz Heider, face à une situation que nous voulons décrire, comprendre et interpréter, nous avons recours aux deux types de causes suivantes  :

  • des causes internes propres à la personne (personnalité, intelligence, capacité, motivation, envies, désirs, intentions, actions, etc.)
  • des causes externes dues à l’environnement (intervention de personnes tierces, conditions environnementales, caractéristiques de la situation, chance… nous y voilà, la chance approche !!!)

 

A cette dimension de causalité interne ou externe, Weiner, psychologue spécialiste de la motivation, a ajouté deux autres dimensions :

  • la stabilité (par exemple, est-ce que la situation vécue est vue comme stable et vouée à persister dans le temps ou au contraire comme ponctuelle et pouvant donc évoluer ?)
  • la contrôlabilité (est-ce que la situation vécue peut être contrôlée ou modifiée par nos actions ? Avons-nous un impact dessus ? Ou au contraire est-elle complètement extérieure à nous et hors de notre contrôle ?)

 

Ainsi, face à un échec ou face à une réussite :

  • nous pouvons nous attribuer ou attribuer à des personnes ou des forces extérieures les raisons de cet événement (c’est la notion de causalité)
  • nous pouvons considérer que cette situation perdurera dans le temps ou au contraire que ce sera quelque chose de temporaire (c’est la notion de stabilité)
  • nous pouvons penser que nous avons un rôle à jouer, un contrôle possible sur la situation ou qu’au contraire rien de ce que nous ferons ne pourra changer la donne (c’est la notion de contrôlabilité)

 

Ce qui est intéressant c’est que les différentes combinaisons de ces trois facteurs auront un impact et renseigneront sur la motivation et l’estime de soi des individus.

Prenons un exemple de réussite : un athlète qui gagne une compétition.

Il / On pourrait attribuer sa réussite à des facteurs internes sur lesquels ce sportif a un impact : il s’est beaucoup entraîné, il n’a jamais baissé les bras, il a travaillé dur avec constance, etc. C’est une situation positive qui peut augmenter l’estime de soi et maintenir la motivation pour continuer à progresser et réussir. Mais il / on pourrait attribuer son succès à des facteurs externes à lui sur lesquels il n’a pas de contrôle : par exemple, ce n’est pas parce qu’il a été bon qu’il a gagné mais parce que les autres ont été mauvais, ou bien c’est grâce au vent qui lui était favorable, ou bien tout simplement penser que ça a été un vrai coup de chance ! Vous imaginez bien que là les effets sur l’estime de soi et sur la motivation ne seront pas les mêmes !

Prenons un exemple d’échec : un étudiant qui loupe ses examens de fin d’année.

Il / On pourrait expliquer les raisons de son échec en invoquant des facteurs internes sur lesquels il aurait un impact possible : il n’a pas réussi parce qu’il n’a pas assez travaillé, parce qu’il n’a pas assez écouté, parce qu’il n’a pas compris et qu’il n’a pas osé le dire, parce qu’il est sorti faire la fête la veille des examens, parce qu’il ne sait pas gérer son stress, ou d’autres raisons qui sont au final positives ! Car une fois identifiées, il peut alors comprendre ce qu’il a mal fait, ce qu’il pourrait mieux faire, ou faire autrement, pour que les choses changent et ne se reproduisent pas de la même manière. On est là face à une vision positive de l’échec qui n’est que temporaire et qui est surmontable par ses propres moyens. Ce qui est aussi le signe d’une bonne estime de soi. Au contraire, cet étudiant pourrait aussi attribuer son échec à des causes externes sur lesquelles il n’a aucun contrôle : le prof a donné un examen trop compliqué, il faisait trop chaud dans la salle, il y avait des travaux dans le bâtiment qui l’ont empêché de se concentrer… bref, c’est la faute des autres ! Ou bien il pourrait s’attribuer les raisons de cet échec mais en ayant recours à des facteurs généraux, donc incontrôlables, tels que les traditionnels « je suis nul », « je suis bête », « je ne suis pas fait pour ça », « je n’y arriverai jamais » ! Ici, les causes et les conséquences de ces interprétations et de ces attributions sont malheureusement une baisse (voire une disparition) de la motivation et une baisse d’estime de soi.

chance - fer à cheval

Et la chance dans tout ça ?

Revenons à la notion de chance, sujet de cet article, notion à laquelle nous avons parfois recours quand nous interprétons ce qui nous arrive ou ce qui arrive aux autres, que les événements soient heureux ou malheureux. La chance est l’exemple typique que l’on prend en psychologie pour montrer ce qu’est un facteur externe incontrôlable dans la théorie de l’attribution causale.

Invoquer la chance pour expliquer ce qui arrive dans la vie des autres est souvent un signe d’envie. Si on pense que cette personne a de la chance de faire telle ou telle chose, c’est qu’on aimerait nous aussi pouvoir le faire (sinon on la plaindrait ;-)). Invoquer la chance, c’est alors ne pas reconnaître, ou nier, le travail, les choix, les sacrifices, la persévérance dont l’autre a dû ou a pu fait preuve pour y arriver. C’est aussi un mécanisme de défense car si l’autre a tout simplement eu de la chance, cela veut dire que nous, nous n’avons tout simplement pas cette chance. C’est une manière de se dégager de toute responsabilité quant au fait de ne pas vivre ça de notre côté : si on n’a pas la même chose, c’est simplement parce que nous on n’a pas de chance, ce n’est pas parce qu’on a pris les mauvaises décisions, ce n’est pas parce qu’on n’ose pas, ce n’est pas parce qu’on n’a pas confiance en soi, etc.

Le fait d’invoquer la chance est souvent le reflet d’une mauvaise estime de soi, que ce soit pour expliquer nos réussites (j’ai eu de la chance) ou pour expliquer nos échecs (je n’ai pas de chance). Ce qui est plus sain, c’est savoir s’attribuer à nous-mêmes, avec des explications précises et contrôlables, nos réussites et nos échecs. C’est quelque chose qui devrait s’apprendre dès notre enfance. Par exemple, si un enfant travaille bien à l’école, ce n’est pas vraiment l’aider que de lui dire que c’est parce qu’il est trop fort ou super intelligent. Il est mieux de lui faire comprendre que le fait d’écouter en classe, de lire ses leçons, de faire ses exercices, de s’entraîner, de réviser, de se concentrer sont les vraies raisons de ses réussites et de ses bons résultats. Tout comme le fait de ne pas réussir : non ce n’est pas parce qu’il est bête et qu’il n’est pas doué pour telle ou telle matière, c’est parce qu’il n’a pas compris, qu’il n’a peut-être pas posé les questions qui lui auraient permis d’avoir des éclaircissements, qu’il n’a pas assez écouté ou pas assez travaillé. Il est important de pouvoir identifier des causes précises qui nous sont propres car alors nous pouvons agir dessus, soit pour les reproduire (si elles ont mené à un succès) soit pour les modifier (si elles ont mené à un échec).

Bien entendu, il peut nous arriver des événements difficiles, douloureux voire dramatiques dans nos vies, des événements sur lesquels nous n’avons pas d’emprise et qui ne dépendent pas de nous. Mais alors, n’oublions pas qu’il nous appartient de décider si notre existence s’arrête là (car décidément nous n’avons pas de chance) ou si nous pouvons en faire une expérience constructive, si nous pouvons en apprendre quelque chose, en sortir grandi, etc. Cela rappelle des réflexions que j’avais pu partager avec vous sur le lâcher prise.

 

choice

Provoquer et saisir sa chance

Comme le dit l’adage, la chance sourit aux audacieux. Donc à nous de provoquer et de saisir notre chance ! C’est sûrement ce qu’ils ont fait ceux que nous envions, ceux qui ont, dans nos propos et nos pensées, tout simplement de la chance !

« Elle a de la chance de pouvoir travailler chez et d’aller récupérer son enfant tous les jours à la sortie de l’école ! ». Oui mais ça ne veut pas dire que ça lui ait tombé dans la main comme par magie, ça ne veut pas dire que ça a été simple, évident, facile. Peut-être que cette personne a fait le choix d’exercer un métier qui lui permet justement de travailler depuis chez elle et de s’occuper de son enfant ? Peut-être a-t-elle, pour cela, mis de côté une autre carrière professionnelle ? Peut-être a-t-elle accepté de voir ses revenus à la baisse et de changer son train de vie ?

« Ils ont de la chance d’être ensemble depuis si longtemps ! ». Oui mais ça ne veut pas dire qu’ils n’ont rien à voir dans le fait d’être heureux dans leur couple, qu’ils n’ont rien eu à faire pour y arriver. Peut-être ont-ils traversé des périodes difficiles ? Peut-être ont-ils fait des concessions ? Peut-être ont-ils eu le courage de parler pour surmonter et dépasser les problèmes que tous les couples peuvent vivre un jour ?

Que cela soit pour notre vie personnelle ou professionnelle, c’est donc à nous de provoquer la chance, à nous de faire en sorte que les événements puissent répondre (le plus possible) à nos envies, nos besoins, nos objectifs. De toute façon, si nous restons dans une routine qui ne nous convient pas, si nous restons à ne rien faire d’autre qu’attendre que la chance sonne à notre porte, alors nous perdrons. Si nous attendons que notre vie s’améliore par la volonté du Saint Esprit, alors nous risquons d’attendre longtemps et d’être déçu !

Les gens qui ont de la chance ne le doivent pas à la providence. Ils n’ont pas non plus été touchés par la grâce. Et ils n’ont pas eu de petites fées comme marraines au moment de leur naissance. Non, ils doivent ce qu’ils ont à leur travail et à leur attitude. Certes, certains peuvent nous paraître plus chanceux que d’autres dès le départ : « oui, mais lui il est né dans une famille aisée, son chemin est tout tracé, la vie va être facile pour lui comparé à moi qui suis né dans une famille très modeste… ». Mais vous pensez vraiment que s’il ne fait rien, sa vie sera belle et parfaite ? Ce n’est pas parce qu’on naît dans une famille aisée qu’on est obligatoirement heureux, qu’on est obligatoirement libre de faire ce qu’on veut, qu’on a les capacités de réaliser nos rêves, qu’on sait qui on est ou ce qui nous ferait envie. Et ce n’est pas parce qu’on naît dans une famille modeste qu’on n’a aucune chance de s’en sortir, qu’on va être malheureux toute sa vie, qu’on ne fera pas un métier passionnant. Il y a du déterminisme social certes, mais il n’explique pas tout, bien heureusement !

Il faut donc saisir sa chance. Ce qui implique par exemple d’apprendre à se connaître, de savoir qui on est et ce qu’on veut réellement. Car si vous ne savez pas vraiment qui vous êtes et ce que vous voulez, vous serez incapable de reconnaître la chance quand elle se présentera à vous ! Saisir sa chance c’est aussi se fixer des objectifs raisonnables, atteignables, qui nous correspondent. C’est accepter de se tromper, d’échouer, de ne pas réussir tout de suite. C’est aussi s’entourer de gens positifs qui sauront reconnaître votre valeur, vos efforts, votre travail, qui sauront se réjouir pour vous. C’est éviter ceux qui ont besoin de rabaisser les accomplissements des autres en disant (ou en pensant) qu’ils ont simplement eu de la chance.

Donc n’oublions pas que la chance est quelque chose qui se provoque, pas quelque chose qui tombe tout cuit dans la bouche des individus. Certes, il est important de se rendre compte de la chance qu’on a d’avoir telle ou telle chose, de vivre telle ou telle chose, mais cela ne veut pas dire que nous n’avons rien à voir dans le fait de l’avoir obtenue ou vécue.

take your chance

« J’ai de la chance » ou « j’ai la chance de… »

Le dernier point que je voulais aborder rapidement dans cet article, c’est la différence que je vois entre le fait de dire « j’ai de la chance » et dire « j’ai la chance de… ». Le premier est plutôt un terme explicatif, celui auquel il n’est pas bon et pas juste d’avoir recours pour justifier et expliquer ce que l’on a ou ce que l’on fait. Le deuxième par contre est important et nécessaire car il montre que l’on est capable d’identifier et d’apprécier ce que l’on a ou ce que l’on fait. « J’ai la chance de… » s’apparente plutôt à la notion de gratitude. « Avoir la chance de… » c’est « être reconnaissant de… ». Mais ça ce sera l’objet d’un autre article 🙂

********************

Ça y est, on arrive à la fin de ce loooooooonnnnnnnng article (merci d’être resté jusque là :-)). J’espère qu’il vous aura intéressé et qu’il vous aura fait réfléchir à la manière dont nous interprétons ce qui nous arrive et ce qui arrive aux autres. Peut-être y penserez-vous la prochaine fois que vous aurez envie de dire à quelqu’un « tu as de la chance » ou de minimiser ce qui vous arrive en disant « oh tu sais, j’ai eu de la chance » !? N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaires 😉

Et moi je vous dis à bientôt pour d’autres piapias ! Quelle chance vous avez, hein 😉

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13 commentaires sur “« Ils ont de la chance ! », « J’ai vraiment pas de chance »… Vraiment ?

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  1. Merci pour cet article ! En ce qui me concerne tu prêches une convaincue. Je suis entièrement d’accord avec l’intégralité de cet article. Merci pour la toute dernière partie… En effet… Je n’avais encore jamais eu à faire la différence entre « j’ai de la chance » et « j’ai la chance de ». Je suis d’accord avec ton analyse et je la laisse faire son cheminement en moi😉

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    1. Merci pour ton retour ! Je suis contente que l’article t’ait plu et que la fin t’ait parlé ! Ce fut un peu comme une révélation pour moi 🙂 C’est dingue comme la position d’un tout petit mot peut tout changer ! La prochaine fois que quelqu’un me dira « tu as de la chance », je pourrai lui répondre « non, j’ai la chance de » 😉

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  2. Un article très riche qui confirme ma vision du concept « chance ». Il est important de rappeler ces notions qui sont toujours oubliées par la stigmatisation de notre société (et pas que sur le concept de chance).
    Je suis reconnaissante de voir qu’il y a de plus en plus de personnes dont les idées, les habitudes, les envies changent en faveur d’une meilleure écologie, d’une meilleure hygiène de vie notamment. Ces prises de consciences se généralisent de plus en plus, en espérant (et j’y crois !) que cela rendra notre monde et notre vie meilleure.
    Encore Merci à toi et à tes articles 🙂

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    1. Merci pour ton commentaire ! Et ravie que mes articles te plaisent 🙂 Ils sont une petite pierre à l’édifice de cette vie meilleure dont tu parles, à leur petit niveau. Mais comme j’aime à le dire et à le lire, chaque geste compte, si petit soit-il 🙂 Encore merci et à bientôt j’espère !

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  3. Coucou ! Bravo pour cet article très réfléchis et complet. Il me rappelle un article de Manon Woodstock, je te mets le lien ici si il t’intéresse et que tu ne l’as pas encore lu : https://manonwoodstock.wordpress.com/2018/10/22/a-celles-et-ceux-qui-trouvent-que-jai-de-la-chance/
    La réflexion que tu ajoutes à la fin était celle que j’avais eu en lisant l’article de Manon. Je dis souvent que j’ai la chance de vivre certaines choses parce que c’est une façon de faire preuve de gratitude selon moi.
    Tout ce que tu expliques me fait penser à la notion de responsabilité. Ne pas voir les épreuves de la vie comme une fatalité et contrôler ses émotions pour faire en sorte de rebondir. Ce qui montre que nous avons tous notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive et que ce n’est pas qu’une question de chance, effectivement.
    Mais la pensée à laquelle m’amène ta réflexion c’est une pensée que j’ai souvent en ce moment et qui est : Arrêtons de comparer nos vies et nos expériences. Arrêtons de voir ce qu’il se passe chez les autres et de voir qui est le plus heureux, le plus riche ou a le plus de chance, ou pas. Occupons-nous de nos propres obstacles et de nos propres opportunités et tout le monde se portera un peu mieux, je crois. C’est mon opinion seulement 🙂
    En tout cas, c’était très intéressant toutes ces réflexions, merci beaucoup 🙂 A très vite ❤

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    1. Coucou Justine ! Merci beaucoup pour ton commentaire et ton retour sur cet article ! Je ne connais pas du tout Manon Woodstock donc je vais aller regarder ça car ça m’intéresse beaucoup 🙂 Je suis tout à fait d’accord avec toi sur la notion de responsabilité mais aussi sur tout ce que tu dis à la fin ! On est sur la même longueur d’ondes 😉 J’ai aussi quelques citations en réserve sur ces thématiques (par exemple sur l’idée de se comparer à soi-même et non aux autres) pour de futurs lundis matins 😉 Encore merci en tout cas pour ton partage et à tout bientôt

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  4. Super article !!! J’ai adoré !!! Il y a effectivement une énorme différence dans le fait de dire « j’ai la chance de » et ‘j’ai de la chance » – dans le premier cas, on se rend acteur.rice de ce qui est en train de nous arriver, alors que dans le deuxième cas, nous sommes passif.ve.s et un truc nous arrive pour ainsi dire, tout cuit dans le bec.
    Or, mon expérience et le recul me font dire que c’est TRES RARE qu’un évènement heureux nous arrive tout cuit dans le bec !! Il faut généralement beaucoup de travail, des sacrifices et de la persévérance pour que ça arrive effectivement.
    Et ce que je trouve vraiment terrible, c’est que certaines personnes croient réellement en la chance et en une sorte de roue immense qui tourne pour eux et qui s’arrête sur des numéros aléatoires – chanceux ou non. Mais cette roue, pour qu’elle commence à sortir les bons numéros, il faut aller la tourner soi-même – pour lui impulser le juste mouvement !! (désolée pour ce passage très Juste Prix – sors de ce corps Philippe Rizzoli 😀 )
    Je crois aussi qu’il y a beaucoup plus de personnes qu’on ne le croit qui sont absolument terrifiées de se connaître elles-mêmes et d’oser être autre chose que ce que l’on attend d’elles. La chance devient alors une échappatoire très tristoune.
    Merci pour tes réflexions en tout cas ! Passe une belle journée !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci à toi pour ton retour (et ce souvenir du juste prix 😂) et merci pour le partage de tes idées que je partage complètement ! C’est vrai que ce n’est pas toujours facile de provoquer et de saisir sa chance, cela fait souvent peur, parfois mal… ça peut être long, ça peut être compliqué (c’est pour ça que ça m’énerve les « toi t’as de la chance » ;-)) Mais ça vaut le coup… sortir de sa zone de confort pour atteindre la zone magique 🙂 sauf qu’entre les deux il y a la zone de la peur… Je crois qu’il y a une image comme ça dans une des méditations de 7mind x les antisèches ! J’aime beaucoup:-) Saisir sa chance c’est souvent dépasser ses peurs et c’est donc admirable 😉 Merci encore pour ton passage et j’espère à bientôt. Belle journée à toi aussi

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